La Vision de la femme à travers l'Évangile des Quenouilles

L'Évangile des Quenouilles nous livre un portrait de la femme assez particulier et plutôt anti-féministe.
La vieille femme est décrite comme hideuse, appréciant les plaisirs de la bonne chaire, du vin et de l'amour. Souvent, les vieilles fileuses ont été des prostituées dans leur jeunesse. Parfois, elles ont une situation maritale irrégulière (concubine de prêtre) ou elles sont des maquerelles.

Inquiétantes, sorcières, devineresses, elles connaissent comment guérir les maladies grâce aux plantes.
Parfois, elles ont pratiqué le métier de sages-femmes, une profession à la fois respectée et crainte.
Un peu prostituée, un peu sorcière, les femmes de l'Évangile des Quenouilles sont des marginales. Elles ont beaucoup voyagé ou sont originaires de régions réputées comme des lieux de débauche, d'hérésie ou de sorcellerie.
Toutefois, il faut garder à l'esprit que cette description négative de la femme sert au divertissement et non à la condamnation. À l'époque de la rédaction de l'Évangile, la femme marginale et sorcière n'est pas encore jugée. Toutefois en Europe, les premiers bûchers s'allument petit à petit suite à la parution du Marteau des Sorcières.
Images issues de l'édition moderne de Fouquart de Cambrai, 1855.
